Andrea Roversi photographie ce qui l’effraie le plus

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Le photographe italien Andrea Roversi nous emmène dans son subconscient pour un voyage entre l’étrange et la peur. OAI13 lui a posé quelques questions à propos de la démarche qui l’a menée à cette série très personnelle.

| Toutes les images : © Andrea Roversi

OAI13 : Comment est né cette série ?

Andrea Roversi : Cette série est née de mon désir d’explorer les profondeurs de mon subconscient, d’apprendre à mieux me comprendre, d’essayer d’éclairer mon côté sombre. J’ai réalisé ce projet avec l’idée d’en faire une sorte de livre d’horreur qui collectionnerait tout ce qui me paralyse, tout ce qui me coupe le souffle, tout ce qui me tire dans les profondeurs de mon propre être.



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Comment as-tu travaillé ?

J’ai d’abord enquêté sur moi même pendant environ un an. Je n’avais pas de procédé d’établi. Simplement quand je sentais que je devais photographier, je le faisais. Ce projet a été très difficile pour moi. Le langage que j’y emploie n’est pas tout à fait le mien. Et c’est la première fois que j’utilise la photographie pour parler de moi de façon si intense. Plusieurs fois, j’ai cru me tromper de directions. J’ai pensé qu’il fallait que j’arrête cette série. Mais je crois que ce sentiment d’insécurité m’a finalement poussé à terminer cette histoire.



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“La vie humaine doit être une sorte d’erreur.” – A.Schopenhauer

Citation utilisée par l’auteur pour introduire son travail



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Où as-tu trouvé cette momie que tu as photographié ? Est-elle réelle ?

La momie est réelle et elle se situe dans un musée très spécial près de la ville où j’habite, Terni, en Italie. Pour faire bref, en 1805, un édit napoléonien a ordonné l’exhumation des corps des églises. Quand l’église Santo Stefani di Ferentillo a été inspectée, une vingtaine de corps momifiés ont été découverts. Après plusieurs années de recherches, il a été conclu que c’était l’atmosphère particulièrement sèche qui a permis la conservation des micro-organismes. Sur certaines d’entres-elles, on peut encore voir les cheveux, la barbe et même des blessures, signes des maladies dont ces personnes sont mortes.



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Découvrez d’autres travaux d’Andrea Roversi sur son site : http://www.andrearoversi.it


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