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Louis Décamps, premier lauréat du prix Picto de la photographie de mode en 1998

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Louis Décamps, Au banc

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Louis Décamps, Au banc

Louis Décamps, Au banc


Louis Décamps inaugure en 1998 la première édition du prix Picto de la jeune photographie de mode. Quinze ans plus tard, comment son travail a-t-il évolué ? Qu’est-ce que ce prix lui a apporté ?

Le prix Picto en 1998

En 1998, le laboratoire de tirages Picto crée le prix de la jeune photographie de mode. Avec l’objectif de récompenser un « espoir » de la photo mode, ce prix a réussi en 15 ans à révéler des photographes aux yeux des professionnels. Le lauréat 2012, Olivier Fritze, déclare avoir participé au prix car il avait « remarqué que les gens qui remportent ce prix, ou même la mention spéciale, arrivent ensuite à travailler ». C’est le jeune photographe Louis Décamps qui remporte la première édition de ce prix et il n’a pas échappé à la règle : les retours sont nombreux dans la presse et la publicité. « J’ai commencé à travailler à cette époque-là, le prix Picto m’a certainement beaucoup aidé à démarrer et à me faire connaitre », déclare le photographe.



Louis Décamps, Au banc

Louis Décamps, Au banc


Une photographie onirique et drôle

D’abord intéressé par l’architecture, Louis Décamps se consacre à la photographie de mode dès ses 25 ans. Roi de la mise en scène, il réalise des séries personnelles qui donnent la part belle aux sardines, aux hamsters et au Holga. Il expose en décembre sa série « Au banc », qui suit la vie d’une sardine en plein air. À la différence de notre société actuelle, le banc de sardine ne présente aucune hiérarchie. Le photographe explique :
« Le poisson qui mène le banc est simplement celui qui se trouve le plus en avant. Lorsque le banc change de direction, chaque poisson se tourne et se met à suivre le poisson qui le précède immédiatement, et le poisson qui se trouve alors le plus en avant prend spontanément et provisoirement la tête du groupe. Cette particularité est en fait une adaptation et un mode de défense, puisque, ainsi, le banc ne risque pas d’être fragilisé par la disparition d’un individu prééminent à la tête d’un groupe. »
Alors comment cette idée se traduit-elle dans les images de Louis Décamps ? Et bien en humour ! On observe une sardine seule à la plage, en train de prier, jouant au basket, dans une mini flaque d’eau, sur la route, dans un champ, cherchant à acheter une maison Phœnix en quartier résidentiel… Au fil des photos, on s’attriste pour cette sardine esseulée qui semble chercher un but à sa vie… Oui, rien que ça !
Comment le travail de Louis Décamps a-t-il évolué depuis 1998 ? « Je pense être resté fidèle à mes premiers amours : la mise en scène, l’onirisme et l’humour », répond le photographe.



Louis Décamps

Louis Décamps


Une entrée sur le marché de la photographie de mode

Si le prix Picto a apporté une chose essentiel à Louis Décamps, c’est le coup de pouce pour entrer sur le marché de la photographie de mode. Comment s’y est-il pris ? « Tout à fait normalement je pense : j’ai commencé à travailler dans la presse, notamment pour Citizen K et Jalouse en France, cela m’a permis de construire mon book, de trouver un agent et de signer mes premiers contrats publicitaires. » Aujourd’hui, le photographe compte parmi ses clients Cacharel, Galeries Lafayette, Canal +, Minelli, L’Oreal, Petit Bateau, Citizen K… Est-ce qu’un prix peut rassurer un client quand on est jeune photographe ? « Je ne pense pas que ça les rassure, mais peut-être que ça leur donne un peu plus envie de travailler avec vous. »

Louis Décamps travaille maintenant depuis plus de 15 ans dans la photographie de mode. Le conseil qu’il donne aux jeunes photographes, étiquette à laquelle il ne prête aucune attention, c’est simplement d’avoir de la passion et du courage.



Louis Décamps


Louis Décamps


Louis Décamps

Crédit photo : Louis Décamps

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