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Pourquoi suis-je photographe ? #15 | Alix Marnat, photojournaliste

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| Texte et images © Alix Marnat


Quand j’étais gamine, ma mère me trimballait d’expos en expos, un carnet et une boîte de crayons de couleurs dans le sac. C’est elle qui a éveillé mon appétit pour l’image et qui l’a construit au fil des années, je ne lui en serai jamais suffisamment reconnaissante. Au lycée, j’ai remplacé mon option Latin par Histoire des Arts. Je triplais ma dose de travail mais je pense que c’est la meilleure décision que j’ai prise de toute ma vie ! Notre professeur d’Histoire des Arts m’a bouleversée. Il nous a fait étudier avec rigueur la peinture, l’architecture, la sculpture, la musique et le cinéma. Cette étude fascinante de l’image et du visuel m’a permis de comprendre ce que je voulais faire. Et il y a mon père, musicien. Mon « coach ». Même si je l’ai souvent vu galérer, il m’a prouvé qu’on pouvait faire de sa passion un métier. Je pense avoir eu la chance de pouvoir aller vers ce que j’aime faire.



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J’ai le sentiment que le médium en lui-même est un prétexte pour montrer ce dont je veux parler. Je ne saurais pas dire si j’ai choisi la photographie ou si je m’y suis sentie suffisamment à l’aise pour raconter des histoires. C’est un médium très puissant qui force à un contact humain. J’aime cette intimité, si petite soit-elle, qu’il permet d’établir. À une époque où on dit que tout va trop vite, j’y trouve le recul dont j’ai besoin. Il y a un travail de construction passionnant : après l’intensité de la prise de vue, il y a une redécouverte de ce qui a été saisi. Se retrouver seul à éditer ses photos est un moment particulier. Je dois avouer aimer ce côté parfois solitaire du photographe…


Aujourd’hui, j’aime à me dire photojournaliste plutôt que photographe. J’ai trouvé le moyen d’appréhender la photographie pour raconter des histoires. Je ne veux pas chercher à exprimer ce que je ressens, je veux parler de ce qu’il se passe autour de moi et j’aime follement l’idée de travailler sur un sujet que je n’aurais jamais traité si je n’avais pas été photographe. Mes débuts en photographie étaient égocentriques et, même si cette part d’égocentrisme ne disparaît jamais complètement tellement ce médium porte la subjectivité, être photographe comble mes envies d’ouvertures, de découvertes et de récits.​



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Vous pouvez découvrir le travail d’Alix sur Behance, la suivre sur Facebook et lui parler sur Twitter.

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  1. […] "Quand j’étais gamine, ma mère me trimballait d’expos en expos, un carnet et une boîte de crayons de couleurs dans le sac. C’est elle qui a éveillé mon appétit pour l’image et qui l’a construit au fil des années, je ne lui en serai jamais suffisamment reconnaissante. Au lycée, j’ai remplacé mon option Latin par Histoire des Arts. Je triplais ma dose de travail mais je pense que c’est la meilleure décision que j’ai prise de toute ma vie ! Notre professeur d’Histoire des Arts m’a bouleversée. […]"  […]

  2. […] "Quand j’étais gamine, ma mère me trimballait d’expos en expos, un carnet et une boîte de crayons de couleurs dans le sac. C’est elle qui a éveillé mon appétit pour l’image et qui l’a construit au fil des années, je ne lui en serai jamais suffisamment reconnaissante. Au lycée, j’ai remplacé mon option Latin par Histoire des Arts. Je triplais ma dose de travail mais je pense que c’est la meilleure décision que j’ai prise de toute ma vie ! Notre professeur d’Histoire des Arts m’a bouleversée. […]"  […]

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