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La photographie instantanée ralentie par Nicolas Poizot

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N'être que de petits riens

Nicolas Poizot est un photographe français. Né en 1969, il envisage la photographie et notamment sa série N’être que de petits riens comme « nécessité de parler de soi ».

| Toutes les images : © Nicolas Poizot

N’être que de petits riens peut être une série difficile à appréhender. Constituée en deux parties, on y voit d’abord des ensembles de 16 instantanés puis des ensembles beaucoup plus grands. Nicolas Poizot utilise des films instantanés pour parler de ralentissement et pour représenter l’apparition et la disparition de l’image. Il nous explique son procédé : « J’utilise des films Impossible Project [projet ayant pour but de relancer la production de films photographiques instantanés, NDLR] pour mon SX70. Ces films ont une durée d’apparition assez longue, de l’ordre de 30 à 45 minutes. Ce qui peut paraitre un défaut est devenu pour moi un moyen de m’exprimer. Je scanne chaque image dans la minute qui suit la prise de vue jusqu’à la fin de son évolution. Je capte ainsi la disparition de l’image. J’obtiens alors un cycle complet pour chaque photo. Je voulais pouvoir donner cette sensation de faire naitre un instant puis d’assister à sa disparition ». Les instantanés de Nicolas Poizot sont systématiquement montrés en groupe. Sur certains ensembles, on voit la vie et la mort de l’image. Et sur les grandes compositions réalisées grâce à un logiciel, l’ensemble des instantanés – naissant ou disparaissant – créent une autre photographie.



N'être que de petits riens


N'être que de petits riens

Notre vie se compose d’infinité d’instants. Au travers d’un carnet de bords de mon quotidien, image après image, j’ai choisi de travailler sur ce qui me définit.



N'être que de petits riens


N'être que de petits riens


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Par l’usage d’un procédé instantané que je décompose, scannant le polaroid de la création de l’image jusqu’à sa destruction, j’entremêle alors une multitude de fragments temporels pour en raconter une histoire.

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N'être que de petits riens


N'être que de petits riens

De la banalité des gestes que nous répétons jour après jour, de l’importance des êtres qui nous accompagnent, des souvenirs qui ne nous quittent jamais, de nos émotions, je montre alors que notre identité est façonnée par ce que nous vivons, par ce qui nous touche, par nos choix.



N'être que de petits riens


N'être que de petits riens


N'être que de petits riens

Je donne ainsi à voir que ce nous appellons identité, loin d’être une notion finie, est en réalité une évolution perpétuelle.



N'être que de petits riens


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N'être que de petits riens


N'être que de petits riens

  • Découvrez d’autres travaux de Nicolas Poizot sur son site : http://www.nicolaspoizot.com
  • et retrouvez le sur Facebook.

  • Expositions : 12, 13 et 14 Septembre, Arts Vagabonds (31), au Château de Ste Julia & du 26 Septembre au 26 Octobre au Festival de la photographie méditerranéenne, Nice-Vence



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