Revue Web | 20.08.14

PARTAGEZ SUR :

Une sélection d’articles pour vous ouvrir quelques perspectives, et ce, tous les jours.

Un photojournaliste aurait été décapité par l’Etat islamique

Dans la nuit de mardi à mercredi, les djihadistes de l’Etat islamique ont mis en ligne une vidéo sur Youtube dans laquelle le journaliste américain James Foley se ferait décapiter en réaction aux bombardements américains en Irak. Porté disparu depuis près de 2 ans en Syrie, le photoreporter couvrait la guerre civile syrienne pour le Global Post, l’AFP et d’autres médias. Intitulée Un message pour l’Amérique, la vidéo du meurtre – où le moment de la décapitation a été censuré par les producteurs de la vidéo – est en cours d’analyse pour déterminer si le corps sans vie est bien celui du journaliste.

A lire sur : lemonde.fr

La diffusion de la vidéo sur Twitter a suscité l’effroi des internautes et la création d’un hashtag de non diffusion de l’objet #ISISmediablackout

A lire sur : observatoiredesmedias.com

La mère de James Foley, Diane Foley, s’est exprimée sur les réseaux sociaux, voici son message : « We have never been prouder of our son Jim. He gave his life trying to expose the world to the suffering of the Syrian people. We implore the kidnappers to spare the lives of the remaining hostages. Like Jim, they are innocents. They have no control over American government policy in Iraq, Syria or anywhere in the world. We thank Jim for all the joy he gave us. He was an extraordinary son, brother, journalist and person. Please respect our privacy in the days ahead as we mourn and cherish Jim. »
Traduction : Nous n’avons jamais été aussi fier de notre fils Jim. Il a donné sa vie à essayer d’exposer le monde à la souffrance du peuple syrien. Nous implorons les ravisseurs pour épargner la vie des otages. Comme Jim, ils sont innocents. Ils n’ont aucun contrôle sur la politique du gouvernement américain en Irak, en Syrie ou ailleurs dans le monde. Nous remercions Jim pour toute la joie qu’il nous a donné. Il était un fils, un frère, un journaliste et une personne extraordinaire. S’il vous plaît respecter notre vie privée dans les jours à venir que nous pleurons et chérir Jim. »


Détroit, ville fantôme

80 % de la ville de Détroit serait faite de lieux abandonnés ou partiellement abandonnés. Pour sauvegarder la mémoire de Détroit et en faire l’histoire, le groupe d’explorateurs urbains Detroit Urbex photographie ces lieux délaissés. Parmi ceux-ci, l’ancien bâtiment du lycée Cass Technical Highschool. Dans la série photo qui lui est consacrée, son état actuel et son état passé, lorsque les élèves se bousculaient encore dans les couloirs, se juxtaposent dans une même photo.
A lire sur : tempsreel.nouvelobs.com
détroit-urbex

Les Skinheads de Londres n’étaient pas des anges

De 1979 à 1984, le photographe Derek Ridgers a documenter le milieu Skinheads londonien : agressivité latente, crânes rasés, racisme, fascisme faisaient parti de leur quotidien. Si les mouvements skinheads ne sont pas réductibles à ces caractéristiques, ceux photographiés par Derek se les étaient adoptés.

A lire sur : theguardian.com
Portfolio : theguardian.com
derek-ridgers

L’image du jour : Au minimum

Chaque jour, la sélection de OAI13 sur les réseaux sociaux de photo.

« Explorer et analyser l’esthétique des banlieues industrielles situées autour de nos villes. » C’est avec cette phrase succincte que Marc Llach, photographe espagnol originaire de Blanes, présente son projet « Au minimum ». Dans ces architectures, il lit le contrôle et le quadrillage de nos vies dans nos sociétés modernes et la monotonie d’une architecture réduite à sa vocation utilitaire où l’identité de la ville est, dans sa zone périphérique, réduite au « minimum ».

A voir sur : Stampsy.com

Marc-Llach © Marc Llach