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EXPO | Second nature, Guy Tillim

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Jusqu’au 22 décembre, au Centre photographique d’Ile-de-France (Cpif), à Pontault-Combault, se tient la deuxième exposition monographique du Sud-Africain Guy Tillim, « Second Nature ». Un titre correspondant à merveille à la démarche du photographe, qui, à travers des images réalisées en Polynésie française et à São Paulo, au Brésil, s’interroge sur la représentation du paysage, naturel et urbain.

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Secondes natures

Cette « seconde nature » s’exprime ainsi à la fois de manière assez littérale, dans sa mouvance et son caractère multiple, et de manière plus conceptuelle, lorsqu’il s’agit du point de vue du photographe : que photographier, et pourquoi ? Est-ce que le regard, dès lors qu’il se pose, modifie la scène ? Est-ce qu’on photographie (ou dessine, ou peint) un cadre parce qu’il est exotique, spectaculaire ou bien tellement anodin qu’il en devient spécifique ?

Du cliché à l’ordinaire

En partant en Polynésie, Guy Tillim souhaitait se confronter aux clichés qui entourent la représentation de ces terres et en se documentant, notamment par les récits du capitaine Cook, il s’est rendu compte qu’entre la fin du XVIIIe siècle et aujourd’hui, les questionnements n’avaient pas changé : « Est-ce que l’on choisit de représenter l’endroit par rapport à ses sentiments ou est-ce qu’on laisse le lieu que l’on a face à soi s’exprimer ? C’est dans cette prise de conscience que j’ai décidé de m’engager », expliquait-il dans l’émission « Regardez voir » du 21 septembre sur France Inter. Ses images de Polynésie ne prennent clairement pas le parti du pittoresque, mais ce qui les constitue les désignent tout aussi clairement comme issues d’îles à la végétation luxuriante, aux montagnes baignées de brume, au climat tropical — mais aussi au mode de vie n’ayant plus rien à voir avec la douceur de vivre des tableaux de Gauguin. Au spectateur d’y appliquer, ou non, ses idées reçues.

De l’ordinaire au remarquable

L’autre corpus d’images de l’exposition, prises à São Paulo, découlent de la même démarche, mais en contrepoint, que les photographies polynésiennes. Fasciné par cette mégapole, Guy Tillim propose d’y trouver, dans sa banale modernité urbaine, ce qu’elle a de spécifique : « Je montre une sorte de zone indéterminée. Les choses que nous ne remarquons pas, parce qu’elles sont communes, contribuent autant au paysage que les autres », peut-on lire dans le livre éponyme publié chez Prestel en 2012.

Guy Tillim, né en 1962, a d’abord été photojournaliste pour l’AFP et Reuteurs, témoignant, dans les années 1980 et 1990, des dernières heures de l’apartheid en Afrique du Sud. A partir de 2000, il s’est éloigné de ce domaine pour se consacrer au documentaire. Guy Tillim fait partie de l’Agence VU’. Cette exposition s’inscrit dans le cadre de la Saison Afrique du Sud-France 2012 & 2013.

« Second Nature », jusqu’au 22 décembre 2013.
Centre photographique d’Ile-de-France, cour de la Ferme briarde, 107, ave de la République, 77340 Pontault-Combault.
www.cpif.net

« Guy Tillim: Second Nature », aux éditions Prestel, US$ 60.

Site internet de Guy Tillim : agencevu.com

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Pour se procurer le livre sur internet :

Guy Tillim: Second Nature
40€
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Guy Tillim

Praáa Ramos, 2011 © Guy Tillim. Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg.

 

Tautira, Tahiti, 2010 © Guy Tillim. Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg.

 

Avenida das Naáoes-Unidas, 2011 © Guy Tillim. Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg.

 

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Rua Sete de Abril, 2011 © Guy Tillim. Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg.

Praáa Coronel, 2011 © Guy Tillim. Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg.

Comptroller Bay, Nuku Hiva, 2011 © Guy Tillim. Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg.

Near Tikehau, 2011 © Guy Tillim. Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg.

Mouaroa, Moorea, 2010 © Guy Tillim. Courtesy of Stevenson, Cape Town and Johannesburg.

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