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EXPO | Paris Photo : les coups de coeur de la rédaction

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Hier, Our Age is Thirteen a eu la chance d’aller faire un tour à Paris Photo avant l’heure du vernissage officiel, afin de repérer, dans le calme, quelques coups de cœur parmi les (plus de 1 000…) artistes exposés par les 136 galeries présentes cette année. Nous l’avouons bien volontiers, nous n’avons pas TOUT vu ! Néanmoins, nous vous en proposons quatre, dans l’ordre de notre déambulation.



Jan Wezel, Paris Photo

Jan Wezel


Jan Wenzel, représenté par Kleinschmidt Fine Photographs (Wiesbaden, Allemagne). Ce photographe allemand né en 1972 se consacre uniquement à l’art de la cabine photographique. Il compose ainsi des œuvres en associant des bandes verticales qui à la fois morcellent et reconstituent une scène ou des portraits. Certains de ces « tableaux » exposés à Paris Photo composent comme un puzzle dont les pièces ne seraient pas dans le bon ordre, laissant celui qui les regarde les lier entre elles, imaginer une narration ou simplement accepter les vides et les pleins proposés par l’artiste. Une autre partie de l’exposition montre des pièces en noir et blanc plus conceptuelles.
www.klauskleinschmidt.de



Ori Gersht, Paris Photo

Ori Gersht


Ori Gersht, représenté par Mummery + Schnelle (Londres, Royaume-Uni). Photographe israélien né en 1967, Ori Gersht manie, à travers le genre de la nature morte, les notions de beauté et de violence, le rapport à la technologie et au temps, l’impact des conflits. A partir des natures mortes de Henri Fantin-Latour, il a photographié, en poussant son appareil à ses limites techniques, ce que le peintre n’a jamais eu la possibilité de voir. Les grands formats éclatent au visage du spectateur, suscitant des émotions plurielles : un éblouissement esthétique, une impression d’infini et bien sûr, un sentiment de violence inouïe. « Les fleurs, qui symbolisent souvent la paix, deviennent les victimes d’une terreur brutale, révélant une beauté dérangeante dans la destruction », peut-on dans le texte de présentation de la série « Blow Up ». Les fleurs sont au centre d’autres travaux d’Ori Gersht, notamment sur le Japon, également exposées.
mummeryschnelle.com



martina-bacigalupo_02

Martina Bacigalupo


Martina Bacigalupo, représentée par Brancolini Grimaldi (Londres, Royaume-Uni). La photographe italienne, née en 1978, présente ici une série bien singulière et bien différente de son travail habituel : « Gulu Real Art Studio ». Des photos au cadrage systématique de personnes assises, posant visiblement pour un portrait. Sauf qu’à la place du visage figure un carré blanc, découpé du tirage. Les photographies sur lesquelles a travaillé Martina Bacigalupo, à Gulu, en Ouganda, avaient été mises au rebut : elles n’ont servi qu’à fournir des photos d’identité – cela revient moins cher aux clients. D’abord aimanté par ce vide qui tient lieu de visage, le regard observe ensuite les nombreux autres éléments qui fourniraient des informations sur la personne. Et on se surprend à détailler les mains, les manches parfois trop longues des vestes, le positionnement des jambes, les couleurs… Un travail déroutant, qui questionne l’identité et la perception de l’autre.
brancolinigrimaldi.com



Maiko Haruki, Paris Photo

Maiko Haruki


Maiko Haruki, représentée par Taro Nasu (Tokyo et Osaka, Japon). Photographe japonaise née en 1974, Maiko Haruki dessine un monde d’interstices, envahie par l’ombre ou la lumière, à qui il convient de donner de son temps pour en percevoir toute la subtilité. Portant son attention sur des détails parfois infimes (comme des gouttes de pluie sur un auvent en verre), composant l’image à travers une grande maîtrise du temps d’exposition, elle attire la nôtre sur des fragments du monde – personnes, paysages, ouvrages – et propose une vision mystérieuse, poétique et profonde de notre environnement immédiat.
taronasugallery.com



Julien Mauve, Paris Photo

Julien Mauve


Julien Mauve est un photographe de 29 ans basé à Paris, exposé parmi les jeunes talents SFR. Dans la série primée, « After Lights Out », il porte son regard sur la lumière. Celle de nos villes, quand la nuit serait tombée et que toutes se seraient éteintes… sauf une. Dans son univers parallèle, il nous confronte à cette manifestation de vie isolée, qui ne manque pas de susciter à la fois crainte et sécurité. Et de fait, ses paysages urbains sont beaux et inquiétants, et il a réussi à représenter cette pénombre particulière, qui, tout en nous étant familière, nous plonge dans une ambiance tenant du polar ou du cauchemar d’enfant.
sfrjeunestalents.fr

Ne manquez pas, à l’étage, la JP Morgan Chase Art Collection et la Private Collection, ainsi, bien sûr, le coin des éditeurs, qui recèle toujours des merveilles. Dernier conseil : chaussez des chaussures confortables… Bonne visite !

Paris Photo, jusqu’au 17 novembre.
Ave Winston Churchill, Paris 8e.
Jeudi-samedi : 12 h 30 – 20h ; dimanche : 12 h 30-19 h.
Entrée plein tarif : 28 €.
parisphoto.com



Jan Wezel, Paris Photo

Jan Wezel



Jan Wezel, Paris Photo

Jan Wezel



Jan Wezel, Paris Photo

Jan Wezel



Ori Gersht, Paris Photo

Ori Gersht



Ori Gersht, Paris Photo

Ori Gersht



Martina Bacigalupo



Maiko Haruki, Paris Photo

Maiko Haruki



Maiko Haruki, Paris Photo

Maiko Haruki



Julien Mauve, Paris Photo

Julien Mauve



Julien Mauve, Paris Photo

Julien Mauve

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