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David de Beyter et l’utopie | Festival ManifestO 2013

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Le 7 septembre ouvrait à Toulouse le festival photographique ManifestO. La programmation s’articule autour de 12 lauréats et deux expositions associées à l’artiste invité : cette année, Alain Fleischer. David de Beyter, artiste issu de l’école du Fresnoy, fait partie de cette carte blanche de l’invité avec son projets « Concrete Mirrors » et quelques images de projets récents.

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« Concrete Mirrors », le béton et la lune

David de Beyter travaille depuis plusieurs années autour de projets architecturaux utopiques avortés dans les années 1970. Structures en métal et squelettes de béton squattent des paysages désertiques et lunaires. Si David a d’abord travaillé sur la conquête spatiale, son questionnement autour de l’espace et du paysage s’articule autour de cet imaginaire. Quelque chose de troublant subsiste néanmoins : l’ambiguïté temporelle. Si ces projets architecturaux datent des années 1970, ils renvoient toutefois au futur, à une projection du futur. L’idéalisme de l’époque apparaît alors dans le travail de mise en perspective de l’artiste et les questions émergent.

 

L’utopie et l’isolement

Quelles sont les formes que prend l’utopie ? De quoi rêve l’Homme ? Dans ces endroits désertiques, il imagine un lieu clos, souvent sphérique, quelque chose qui l’enferme comme dans une bulle. Il semble également que les formes rondes évoquent la modernité, les vaisseaux spatiaux. L’esthétique de ces lieux est complètement dépassée tout en se voulant à la pointe.

 

David de Beyter, photographe-archéologue

Les photographies constituant la série « Concrete Mirrors » sont précédées d’un long travail de recherche presque archéologique. En quête du vestige, David parcours Internet à la recherche de lieux abandonnés, consulte la Cité de l’architecture ainsi que des publications spécialisées. Entre la recherche documentaire et la prise de vue qui immortalise, David de Beyter réalise presque un travail d’archéologue en archivant ces lieux et en les montrant en cohérence dans un même corpus.

Il y a une forme de perte dans la vision utopique. Elle nous ramène à la fois à l’histoire et elle nous re-projette.

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METADONNÉES

Festival Manifesto

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  • du 7 au 28 septembre au Grand Rond, à Toulouse.
  • 12 lauréats exposés et une carte blanche à l’artiste invité.
  • Le site : festival-manifesto.org

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